Dix Vagues à Scion - Bleuten & Johnson

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Dix Vagues à Scion - Bleuten & Johnson

Postby Asakuri » Mon 11 Apr 2016, 15:23

L'ancien sujet comportait uniquement deux posts, maintenant qu'un troisième est écrit, je vais le relancer.

Ce sujet, généralement inspiré par les conversations en guilde, allie les idées les plus folles à l'écriture d'un type fou. Vous pouvez réfléchir si vous le souhaitez, mais nous conseillons à ceux qui le peuvent de poser leur cerveau à côté d'eux. Pour les autres, n'hésitez pas à ouvrir 6 onglets supplémentaires pour oublier ce que vous allez lire.


Bleuten et Johnson, Hors série #1 : Les consommables.

Durant le périple de nos aventuriers, une question fut soulevée. Avec une utilisation abusive de ces composantes fictives, nous soupçonnons que l'avenir du continent ne soit guère rayonnant.

Notre thématique du jour concernera les potions ainsi que tout autre consommable que l'on peut trouver sur le continent. La question est la suivante : Mais que fait-on de tout ça ensuite ?

Chacun des groupes de colons qui ont débarqués durant les deux dernières années sur les terres de Fauconnia ont vu au premier abord des plaines vierges, à l'orée des bois et des montagnes, une grande terre sans vie étrangère, qu'ils pourraient peupler à leur bon gré. Et ils l'ont fait. Ils se sont notamment installés sur le deuxième continent, anciennement refuge des hybrides fuyant les duchés de l'antre ou simples voyageurs, qui maintenant grouillent de personnages en armure se déplaçant de part et d'autre dans toute la zone. Afin de s'installer, ils durent monter leurs bâtisses, couper des arbres, tailler de la pierre… On en arrive donc à notre problématique.

La taille de pierre demande des pointerolles, qu'on enfonce dans le caillou, le plus souvent à l'aide de son pouce, afin de lui donner la forme qu'on attends. Le débitage de planche demande des lames pour chaque billot, la scie aurait donc tendance à s'user trop vite, même si on utilise ses ongles. Je citerai aussi les fioles qui nous ont amené à ce questionnement. On pourrait citer tous les autres mais ce serait bien long. Nous fabriquons des centaines, voire des milliers de ces objets chaque jour. Nous en consommons tout autant, mais où est-ce que tout cela va une fois utilisé ?

Nous avons élaboré plusieurs théories :

1- Ces objets disparaissent soudainement et retournent à la rivière des sans-vie, où ils pourront de nouveau être extrait sous forme de minerai. Un cycle que tout est beau, tout est bien, sauf si les fanatiques aux cheveux blancs et accrocs à leur mère reviennent faire un rituel dans le coin.

2- On les jette au sol, on les enfouit et ça expliquerait pourquoi un loup arrive à nous blesser, même en armure parfaite… Nous aurions simplement marché sur une de ces lames, ou bien même que l'animal aurait pu aiguiser ses griffes grâce aux meules éparpillées un peu partout dans Grandfracas.

3- On les mange. Toutes ces potions, on utilise des fioles, des plantes, on boit le contenu et le contenant disparaît ? Non ! On les mange, il paraîtrait même que c'est la raison pour laquelle il est déconseillé de faire des fioles en krystalide. Le dernier qui a essayé aurait fait une indigestion puis aurait passé la soirée à vomir des arcs-en-ciel. Cette histoire peut s'entendre dans les réunions d'herboristes, tard le soir au coin d'un feu, mais personne ne veut se risquer à l'expérience.

Pour conclure cet épisode, nous prétendrons que ces trois théories sont très improbablement correctes et que la réponse à cet univers, à la vie et à tout le reste est de 42 consommables par personne et par jour. Ce qui en fait assez pour ne pas manquer de fer ou de sels minéraux durant les longues semaines, tout en retournant de nombreux consommables à la terre pour qu'ils soient recyclés naturellement par les flux thérianiques.

Merci de nous avoir lu, on se reverra au prochain épisode, pour parler des décibels générés lors de la reproduction des oryctus tapageur. Peut-être.
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Re: Dix Vagues à Scion - Bleuten & Johnson

Postby Asakuri » Mon 11 Apr 2016, 15:24

Bleuten et Johnson, Hors série #2 : Le transport.

Nous voilà revenus plus tôt que prévu pour ce second numéro. Nous nous excusons par avance à ceux qui espéraient entendre des enregistrements d'oryctus tapageurs en coït. Pour ne pas heurter la sensibilité des lecteurs, l'éditeur a décidé de censurer l'article au complet.

Il a donc été décidé de se rapprocher d'un nouveau problème : le transport.

Le transport est long et comme on dit souvent, plus c'est long, plus vite on s'endort. Ce qui n'est pas pratique si vous tirez un rocher dans une pente descendante. Il nous est donc venu à l'esprit qu'on pouvait simplifier tout ça avec chaque domaine son spécialiste.

Pour le déplacement de tronc, il est tout naturel de penser à nos voisins de Renaissance. Certaines de leur tribus ont pour tradition de porter des jupes à carreaux, dont la couleur dépend de la famille à laquelle ils appartiennent. Ces hybrides à tête de licorne ont une musculature aussi développée que celle d'un canasson et sont capables de lancer des troncs à plusieurs mètres pour le seul plaisir de comparer leur force. Il existe cependant un problème très important, les histoires à leur sujet nous viennent toutes de l'auberge du Mocassin, où le lamdifor coule à flot. Hélas, leur existence n'a pas été prouvée et serait probablement un mythe.

Nous avons ensuite pensé au déplacement de rocher. Un trajet moyen prend environ 30h de notre carrière jusqu'au QG. Mais il faut se rappeler que les civilisations précédentes avaient des méthodes à peu près fiables pour transporter leurs rochers sur de longues distance. Il suffirait pour nous de réunir plusieurs troncs géants, d'en faire des poutres, le tout relié de façon à former une balance stabilisée au sol, avec une grande coupe sur l'un des bords et des poids de l'autre. La coupe serait forcée vers le sol en opposition aux poids par l'utilisation d'un solide câble, le rocher y serait déposé, puis le câble coupé pour rétablir la gravité naturelle et permettre au rocher de prendre de l'envol vers le domaine visé. Nous avons bien entendu testé la possibilité, mais le premier essai était un échec simple. Nous aurions été prêt à rectifier la construction, si notre ingénieur ne s'était pas trouvé sous la structure lorsqu'elle s'écrasa, propulsant ainsi les poids dans toutes les directions possibles et détruisant les voutes de la carrière par la même occasion.

Depuis, nous avons mis en avant la sécurité de nos membres en continuant de faire ce que l'on sait faire le mieux, des chaussures à coussinet et des chariots. Il n'y eu aucun progrès de fait durant ces recherches. Sur ces lignes, je dois rendre la plume et récupérer notre fondateur à l'auberge.
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Re: Dix Vagues à Scion - Bleuten & Johnson

Postby Asakuri » Mon 11 Apr 2016, 15:25

Et voici le tout dernier article, tout frais du jour, que dis-je de l'heure !

Bleuten et Johnson, Hors série #3 : Le Dopage en Arène

Nous sommes actuellement sur la place de l'Arène de Fauconnia, c'est ici qu'ont lieu régulièrement des joutes entre les aventuriers. Ce phénomène remonte à seulement quelques mois après l'arrivée massive d'une peuplade cherchant à se faire un nom sur le nouveau continent. Comme l'histoire nous l'aura appris maintes fois, c'est un environnement propice à l'émergence d'une compétitivité entre individus ou groupes de personnes. Ces combats sont à la fois un spectacle pour les civils et un challenge pour les combattants en recherche de défi à leur mesure.

Cependant, de récentes missives des Fauconniers rapportent avoir trouvé des fioles vides après le passage des champions. Les alchimistes de L'Universalium Fauconnum ont été appelés à étudier les traces contenues dans ces dites fioles. Bien que la plupart s'avéraient être de simples concoctions visant à la régénération des blessures, quelques fioles contenaient un mélange fortifiant les muscles et les réflexes. La compétition chez les aventuriers en est arrivée à une ère où l'équipement ne leur suffit plus et où ils cherchent à dépasser leurs limites par d'autres moyens moins réglementaires.

La confrérie des Fauconniers se questionne sur la validité des combats sous l'emprise de ces substances énergisantes et souhaiteraient pouvoir contrôler les participants avant chaque match. Toutefois, la milice impériale recommandent de laisser « les brutes » se taper dessus comme ils l'entendent pour éviter des représailles qu'ils ne pourraient contenir.

Les propriétaires des fioles n'ont pas encore été retrouvés et les recherches sont pour le moment abandonnées. Il faudra s'attendre à de nombreux autres cas dans les mois à venir...
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Re: Dix Vagues à Scion - Bleuten & Johnson

Postby Asakuri » Sat 07 May 2016, 21:48

Tout nouvel épisode, avec une pensée pour la 1.20

Bleuten et Johnson, Hors série #4 : Sérendipité, aussi appelé « Hé merde, j’ai glissé… Oh c’est beau »

Très récemment, l’un des nôtres s’était enfermé dans son sanctuaire tellurique et s’amusait à se cogner la tête contre une machine plusieurs fois par jour, il disait que c’était nécessaire au bon fonctionnement de l’appareil… mais passons. Le fait est qu’il dû arrêter ses expérimentations pour accueillir un nouvel invité, plusieurs même. Déjà il y avait ses cousins du 3è degré ainsi qu’un ancien voisin de chambré qui décidèrent de s’installer dans son auberge l’air de rien, et ensuite il y avait plusieurs artistes des rues. On s’intéressera à un seul d’entre eux, si les autres pouvaient arrêter de jouer avec leurs concoctions et la nourriture du menu, on a déjà eu des cas d’intoxications chez les clients même pas dix minutes après qu’ils soient arrivés…

Notre artiste se présenta, appelons le Gaston pour conserver son anonymat. Il était volrimaître de métier et possédait selon ses dires une vieille recette antique de l’ancien monde introuvable de nos jours, on passera le détail sur ses élucubrations de somnambule. Il avait entendu parler de plusieurs membres éminents, recommandés par les différentes familles Norstriennes - ce qui était incroyable quand on sait qu’ils sont rarement du même avis au même moment – et traversait les lieux où l’on pouvait les rencontrer. Il proposait à ces personnes de leur apprendre son art contre quelques sacs de pièces lourdes, et ainsi commençait les leçons.

L’Écu Miroir, comme il l’appelait n’était pas aussi impressionnant qu’on aurait pu s’y attendre. Il s’agissait très certainement d’une imitation du légendaire Bouclier Miroir qu’on aurait déformé, puis duquel on aurait remplacé la partie métallique par une plaque en verre. Le plus impressionnant était dans l’aspect de cette plaque de verre, bien trop familière pour être une coïncidence. Une serveuse fût appelée pour commander quelques rafraichissements, et il continua d’expliquer la technique pour fondre les renforts, l’ordre dans lequel les étapes devaient être suivies. Le tout était d’obtenir la bonne température pour ne pas tordre les renforts ainsi qu’un maintien solide mais souple pour ne pas éclater le verre lors de la pose. Quand la serveuse revint peu après en posant les verres, il paraissait évident que cette recette n’avait jamais réellement été perdue. La forme de ce bouclier et celle des sets de table utilisés pour servir les clients était exactement la même.

Gaston fut tout d’abord stupéfait de cette idée, mais on l’amena aux cuisines, où étaient stockées de vieilles assiettes en verre, héritées de la famille de Saskia qui avait aidé à l’aménagement de l’auberge, notamment grâce à des contacts communs. Le modèle et la taille des assiettes correspondait parfaitement à celle des Écus Miroirs, auxquels il manquait les gravures originales. Il passa une semaine dans l’auberge à étudier la vaisselle, chaque matin il produisait plusieurs esquisses pour améliorer le modèle qu’il possédait et utilisait ses après-midis pour enseigner son savoir et accompagner ses apprentis.

Ces jours passants, il termina le plan de fabrication de son œuvre. La forme ronde n’avait pas changé, il avait cependant renforcé les contours de métal et le verre se voyait maintenant décoré de gravures à l’image des légendes perdues du continent. Avec ces modifications, il renomma son nouvel objet : La Targe Miroir. Il reçut le prix Soriason pour sa thèse sur les mythes des anciens temps ainsi que le prix Caleron pour son habileté à l’artisanat de précision.
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Re: Dix Vagues à Scion - Bleuten & Johnson

Postby Asakuri » Sat 19 Aug 2017, 10:22

C'est après une année de congé que la rubrique de la folie soumet son nouveau sujet de recherche.
Sans plus attendre, nous vous présentons...

Bleuten et Johnson, Hors série #5 : La vie rêvée d’un ouvrier, L’espion qui quêtait

Chacun des ouvriers employés effectue le travail qui lui est demandé. Bien qu’ils mettent trois fois plus de temps que leur leader, nous savons qu’ils ne dorment jamais, ce en échange de pauses régulières qui sont comptées dans leurs horaires. Ainsi, pendant les 4h30 que prendra un apprenti pour récolter du domane, nous pouvons décomposer son temps de travail en ces différentes parties :

15 min de retard suite aux routes encombrées d’aventuriers en fuite et des bêtes qui les pourchassent.
15 min de plus pour descendre au fond de la mine, en évitant les marches instables.
1h de prospection du précieux minerai avec 15 min de pause.
1h à effectuer des rituels à base de danse pour unijambiste.
15 min pour grignoter et se reposer à nouveau.
15 min supplémentaires pour se motiver à se remettre au travail, pendant 30 minutes.
15 min pour charger le chariot, puis autant pour remonter la cargaison à la surface.
15 min de repos pour respirer l’air extérieur dans les plaines, puis recommencer.

Soit 1h30 de travail effectif, ce qui concorde avec ce qui est attendu de lui.

Ce qui est moins certain est le travail effectué par les espions. Nous devinons aisément le rôle commercial d’un marchand, utilisant ses pièces pour financer des voyages et le transport de marchandises, lui attribuant des ententes avec les groupes locaux. Mais notre espion, de par sa discrétion, détient une activité des plus mystérieuse. Ainsi, nous nous sommes faufilés dans un caveau secret pour écouter les rumeurs et en observer un dans son état naturel.

Nous pouvons le voir qui s’avance vers le comptoir, commande un verre sans le moindre sens caché, puis le termine tristement tandis qu’il se lève vers le panneau d’affichage. Aujourd’hui, il décidait de récupérer des faveurs auprès du palais des sciences, pour les réutiliser à bon escient quand viendrait le besoin d’avoir des chercheurs sous la main. Nous le suivons longeant les rues, le regard tantôt vers le ciel, tantôt vers le sol, accompagné de longs soupirs. Il se fondait parfaitement dans la masse du peuple, dont le quotidien se résumait à voir des aventuriers devenir célèbres et plus riches qu’ils ne le seront jamais, les dépassant dans leurs connaissances et étant vite oubliés. Cet espion maîtrisait parfaitement son image et était maintenant devant l’académie de Fauconnia. Suite aux restrictions d’accès, nous avons réveillé l’ingénieur de la guilde et lui avons demandé de rejoindre le personnage.

Quelques heures plus tard, il nous faisait son rapport. Pendant la demi-journée qu’il avait pu observer, de nombreuses expérimentations avaient eu lieu. Des étagères étaient comblées d’élixirs et de potions de toutes couleurs. Des tests avaient lieu pour contrôler le goût d’une concoction, d’autres pour la toxicité, puis la personne devait effectuer des tâches diverses pour contrôler l’efficacité. À la fin de la journée, il passait plusieurs minutes à éliminer tous ces liquides, signait des accords de confidentialité et des recommandés de faveurs académiques avec les scientifiques puis retournait au caveau se commander un autre verre, pour faire passer le goût.

La vie d'espion n'est pas des plus faciles et nous retiendrons leur dévouement pour les guildes auxquelles ils sont affiliés. Merci de nous avoir suivi lors de ce reportage, et traitez vos escla travailleurs avec respect.
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